bestiaire

Publié le 7 Octobre 2007

Lion - Cathédrale
Symbole de puissance, le lion est un souverain, juste ou cruel. Des 12 tribus d'Israël, la plus puissante est celle de Juda dont l'emblême est un lion (Gn 49,9). Le Christ est appelé lui même "Lion de la tribu de Juda" (Ap 5,5). Mais le lion peut aussi incarner la force maléfique de l'adversaire (Ps 7, 2-3 ; 10, 9; Jr 5,6).

 

Le lion ailé est est l'attribut de l'évangeliste Marc, dont le texte débute (Mc 1,3) par une citation d'Isaïe (Is 40,3) qui évoque une voix qui crie dans le désert.

 

Dans l'iconographie, St Jérome est souvent accompagné d'un lion dont il se serait attiré l'amitié en lui otant une épine de la patte.

Voir les commentaires

Rédigé par Francois

Publié dans #Bestiaire

Repost0

Publié le 30 Mai 2007

Colombe - MariageDès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau ; voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui, j'ai mis tout mon amour. »

Matthieu (III, 16-17)


 

 

La colombe, consacrée à Vénus dans l'Antiquité, est devenue pour les chrétiens un chaste volatile, qui évoque la pureté du Christ.  

 

Ce symbole fait partie des plus anciens et des plus aimés du Christianisme. En premier lieu elle symbolise l'Esprit Saint. Mais encore la paix (lorsqu'elle tient dans son bec un rameau d'olivier), l'âme qui a trouvé sa justification devant le Seigneur (lorsqu'elle tient une branche de laurier ou une couronne), la participation des fidèles à la Divine Communion (lorsqu'une ou plusieurs colombes se désaltèrent dans une fontaine ).

Voir les commentaires

Rédigé par Francois

Publié dans #Bestiaire

Repost0

Publié le 27 Janvier 2007

Escargot«  Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. » (Colossiens 3 :5)

 

 

 

  

La prétendue asexualité de l'escargot est appliquée à l'enfantement virginal de la Vierge. Le dominicain autrichien François de Retz, mort en 1425, utilise l'exemple du coquillage qui, tombé dans la rosée, donne naissance à une perle. Aussi quelques peintres et enlumineurs font-ils de l'escargot l'attribut de Marie. Marie est alors ce coquillage virginal qui a engendré selon l'esprit la perle qui est le christ.

 

 

La spirale de sa coquille est à rapprocher de l'évolution temporelle, de l'histoire du salut depuis les origines jusqu' à l 'avènement du christ et dans l'attente de la parousie.

 

L'escargot s'enferme dans sa coquille pendant l'hiver et ressort vers paques, à l'image du christ au tombeau qui ressuscite et donne la vie éternelle.

Voir les commentaires

Rédigé par Francois

Publié dans #Bestiaire

Repost0

Publié le 25 Janvier 2007

Chien"… que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n'a pas d'autorité sur son propre corps, mais c'est le mari ; et pareillement, le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme. Ne vous privez point l'un de l'autre, si ce n'est d'un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence. "

 

 

 

1 Corinthiens 7, 3-5

 

 

 

 

Animal fidèle par excellence, le chien est symbole de fidélité conjugale et représente la foi conjugale que doivent observer les fidèles (qui constituent l'église) vis-à-vis de Dieu que nul ne saurait tromper pour une idole.

 

 

 

St Roch est représenté avec un chien. St Roch et son chien

 

En effet, St Roch finit par attraper lui-même la maladie de la peste et il se retira dans une forêt près de Plaisance pour ne pas infecter les autres. Seul un chien vint le nourrir en lui apportant chaque jour un pain dérobé à la table de son maître. Ce dernier, intrigué par le manège de l'animal, le suivit en forêt et découvrit le saint blessé, qu'il put ainsi secourir. Voilà pourquoi, pour parler de deux personnes inséparables, le proverbe dit : c'est saint Roch et son chien.

Voir les commentaires

Rédigé par François

Publié dans #Bestiaire

Repost0

Publié le 23 Janvier 2007

coq girouette

Jésus sortit pour se rendre comme d'habitude au mont des oliviers et ses disciples le suivirent. Arrivé là, il leur dit : "Priez, pour ne pas entrer en tentation". Luc 22, 39-41  

Le "Dictionnaire d’Archéologie Chrétienne" cite une ampoule en terre cuite des premiers siècles du Christianisme, sur laquelle on peut voir la Vierge Marie présentant son Fils nouveau-né à quelque personnage placé devant elle; au-dessus un coq bat des ailes et chante; à leurs pieds est un autre coq.

  Le symbole est net: l’avènement de Jésus est pour le monde, au moral, ce qu’est l’apparition matinale du soleil, matériellement, pour la terre, apparition que chantent les coqs. La symbolique chrétienne ne s’est pas contentée de voir dans le coq l’emblème du Christ ou de l’associer à l’avènement du Messie. Elle l’a également uni à la Résurrection. N’est-ce pas à l’aube pascale que le miracle s’est accompli, c’est-à-dire au moment où retentit le chant du coq qui veille pour être le premier à annoncer l'apparition des lueurs du jour renaissant ? Les lampes chrétiennes, décorées d’un coq porteur de palme, lui donnent l’insigne honneur de rappeler le Christ ressuscité.

  

Ce qui semble plus évident, après tous les symboles du coq dans l’emblématique chrétienne et les allusions poétiques ou mystiques des premiers chantres et orateurs du christianisme,  c’est que le coq, haut placé, rappelle le Christ protecteur vigilant et défenseur de ses enfants, engagés dans la lutte contre le mal dont ils doivent sortir vainqueurs. Le coq girouette toujours face au vent, est le Christ.

 Le chant du coq devient la voix du Christ.  

Voir les commentaires

Rédigé par Francois

Publié dans #Bestiaire

Repost0

Publié le 21 Janvier 2007

poisson ICHTUS

"Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache et irrépréhensible."
Ephésiens 5, 25-28

 

Quelle que soit l'interprétation qu'on en donne - une juxtaposition de titres christologiques agencés sous l'influence du symbole pisciforme, un symbole sacramentel ou un cri de protestation contre la prétention divine de l'empereur - le symbole du poisson est une véritable confession de foi chrétienne. Il n'est donc pas étonnant que la représentation picturale du symbole soit encore utilisée aujourd'hui.

  

Le poisson titre christologique :

En grec, la langue des évangiles, le mot poisson s'écrit « ichthus ». Chacune des cinq lettres grecques est le début d'un titre christologique que l'on traduit : Jésus, Christ, Fils de Dieu, Sauveur. L'interdépendance entre l'idéogramme - ICHTHUS - et la représentation graphique du poisson s'est imposée rapidement chez les premiers chrétiens

 

 

Le poisson symbole sacramentel :

Selon certains historiens, la conception du poisson-Christ serait née du rite baptismal qui se pratiquait souvent par immersion à cette époque. Cette interprétation s'accorde très bien avec un texte célèbre de Tertulien (155-220) : « Nous, petits poissons, à l'image de notre Ichthys, Jésus-Christ, nous naissons dans l'eau. » (De baptismo, c. 1)

 

Le poisson cri de protestation :

En 1898, Robert Mowat proposait une hypothèse fondée sur la numismatique (l'étude des monnaies anciennes). L'épigraphiste remarqua que la formule à laquelle l'idéogramme renvoie se décompose en trois membres de phrase distincts : Jésus Christ - Fils de Dieu - Sauveur. La formule respecte la structure tripartite en usage chez les Romains. La dénomination officielle d'un citoyen romain était composée de ses prénom et nom, de sa filiation paternelle et de son surnom, simple ou complexe. On retrouve ce genre d'agencement dans la légende de certaines têtes de monnaies émises sous le règne de l'empereur Domitien. Nous savons que Domitien était le fils de Vespasien, un empereur divinisé. L'idéogramme serait donc un cri de protestation chrétien contre la prétention impériale : César, fils de Dieu! Il s'agit d'une hypothèse qui tient compte du contexte culturel dans lequel la chrétienté vivait autour de l'an 95.

Voir les commentaires

Rédigé par Francois

Publié dans #Bestiaire

Repost0