Publié le 29 Août 2008

Entre dix sept et vingt et un ans, j’ai vécu dans la drogue, la violence politique et le plaisir sexuel sans règles. Bien ancré dans ces pratiques, je me suis retrouvé un jour avec une arme automatique chargée en mains et le projet précis de m’en servir. Que faire devant un tel choix impossible?

J’étais seul, comme un gosse abandonné, j’avais peur et j’étais pauvre comme jamais dans ma vie. J’ai pleuré, implorant intérieurement  » Si quelqu’un est là, qu’il m’aide, je n’en peux plus! » Ce fut certainement ma première prière. Ma mère accepterait sûrement, encore une fois, de m’héberger afin de m’aider à m’éloigner de la pression de ce milieu. Il fallait que je choisisse vite et j’ai penché du bon coté. A ce moment-là, j’ai été aidé par Dieu, à qui j’en rends grâce et ma mère qui a pris le risque de me tendre la main, une fois de plus. C’est vrai que de la part d’une mère ça parait normal.

Il fallait encore fuir radicalement sexe, drogues, alcool, violence car, si j’étais dégoûté de ce milieu, je n’étais pas encore guéri. Je me suis donc tenu éloigné trois ans durant de toutes ces tentations.

Tenté par une quête spirituelle, je suis revenu vers l’église catholique où j’étais baptisé et consacré à la Sainte Vierge. Noël 1984 fut ma première messe, puis pendant deux années j’ai  régulièrement pratiqué. Ce qui m’a apporté une force pour maîtriser mes instincts et un but concret et réaliste en attendant mieux. Deux années de grâce et de pacification de ma nature.

Mais je me croyais quand même trop pécheur, indigne de l’Église. St Jean de la Croix dit qu’ »on obtient de Dieu autant qu’on en espère. » Moi, je ne parvenais pas à imaginer que Son amour pourrait aller jusque-là.

Je pense vraiment qu’on ne parlera jamais trop de la miséricorde de Dieu.

Je suis allé faire une confession générale. J’ai accusé des péchés impardonnables à ce prêtre qui n’a pas réagi comme je m’y attendais. Je le regarde, quasiment certain de sa réaction, et, ô surprise! , je vois apparaître un grand sourire sur ses lèvres qui m’a fait vaciller dans mes certitudes. Profondément touché par ce signe de la miséricorde de Dieu, je suis demeuré dans cette église où, en fait, je me sentais bien.

La guérison s’opérait doucement, je m’ouvrais à la vie comme une fleur aux rayons du soleil en retournant vers la société des gens. J’ai sympathisé avec des catholiques, m’ouvrant ainsi d’autres horizons. De nos rapports sains et constructifs, entre autre avec des femmes, des amitiés ont pu naître qui durent encore aujourd’hui.

Huit années que je cheminais sur cette route, treize ans depuis la fuite du ghetto anarchiste lorsque mon passé s’est rappelé brutalement à moi. Une infection sévère a éveillé un soupçon chez mon médecin qui a décelé un SIDA avancé contracté durant ces années difficiles avec une fille dont j’ai appris le décès depuis. Tout s’écroulait pour moi. Même ma foi vacillait. Comme treize ans auparavant, ma famille, mes amis et surtout la grâce de Dieu m’ont empêché de tomber trop bas. Le réflexe de la prière, réflexe de pauvre, est vite revenu. Prière désordonnée, parsemée d’abattement et de révolte mais, malgré tout fidèle et persévérante. Les années ont passé et d’infections en sursis successifs, en 1996, j’ai pu profiter de traitements grâce auxquels mon état s’est stabilisé et même amélioré.

Après le deuil de ma vie, il fallait réapprendre à vivre comme incurable. C’est dans cette perspective que je commence à témoigner régulièrement dans les écoles, associations ou paroisses qui m’invitent. Un témoignage d’espérance et de vérité basée sur mon expérience.

Comme le SIDA, l’avortement est un drame d’un amour dénaturé qui produit la mort. L’amour ne peut être neutre; il construit ou il détruit.

Notre société ne semble plus apporter que des réponses fatalistes et désespérées, sans possibilité de choix véritable. Quand une mère angoissée va faire diagnostiquer sa grossesse, elle craint d’être poussée à l’avortement si des obstacles surgissent pour garder son enfant. L’avortement devient souvent un palliatif évacuant les carences de notre société et les femmes enceintes se retrouvent seules à les assumer. L’enfant n’est bienvenu que si d’autres sont décidés à aider la mère à l’accueillir et le corps médical peut contribuer à semer le doute: « êtes-vous bien décidée à le garder? » Les mères sont parfois presque considérées comme coupables de grossesse. La morale se réduit alors à un concept purement médical.

J’ai rencontré, au cours de mes témoignages et comme sidéen, de ces militants défendant l’avortement dont le regard se ferme dès que l’on avance une autre solution que l’avortement ou, pour combattre le SIDA, autre chose que le préservatif. J’ai vu chez eux parfois la haine et toujours la tristesse. Quel contraste avec l’épanouissement d’une mère qui donne la vie, d’un jeune qui vit la chasteté avec joie ! L’idéologie n’explique pas tout. Faire payer aux autres nos propres échecs ne résout jamais rien.

Ces rapports destructeurs et cette loi de l’éphémère rendent aléatoire toute relation affective, où l’amour devient un risque dont il faut se prémunir et l’autre l’adversaire d’un combat où tout le monde perd. Si des jeunes ont pu garder leur pureté et croient à l’amour vrai et à la vie comme un cadeau, c’est plutôt pour nous inspirer à la réconciliation. A contrario, c’est même la démonstration que ces vertus tant ridiculisées sont plus que jamais nécessaires.

Seigneur, aidez-nous à toujours être ouverts à la vie, et à être vos instruments pour convertir nos frères les hommes, que la haine et le désespoir rongent et détruisent. Qu’ils se souviennent qu’ils ont été des enfants, qu’ils ont cru un jour à la vie et à l’amour. C’est même d’aimer qui donne un sens à la vie.

Même si je me suis brûlé les ailes à ce jeu truqué où tout le monde perd, je crois toujours à l’amour et à l’amitié humaine. Pas dans cette guerre sexuelle où chacun a peur d’aimer, de s’attacher et de croire à un projet commun.

Amour désincarné et solitaire où l’autre que nous aimons est dangereux pour nous.

Cet amour m’a mené au SIDA comme il mène nombre de femmes vers l’avortement dans une sorte de fatalité. Nous ne pourrons sortir de cette logique infernale qu’en brisant, chacun dans sa propre existence, le cercle de la fatalité par le complot de l’amour. Vaincre la torpeur ambiante et cette peur de nous donner, même dans une amitié, sans pouvoir nous reprendre. Peur de participer à la création dont Dieu nous fait le cadeau.

L’amour n’est pas condamné à rimer avec peur et mort tant que nous ne nous y résignerons pas.

Et ces enfants que nous acceptons d’accueillir, parfois dans la douleur et le doute, ce sont eux nos gardiens. Ils nous gardent contre nous-même, contre ce risque toujours présent de voir nos cœurs s’endurcir, de devenir notre seule fin et ne plus savoir aimer.

Notre créateur nous l’a prouvé en s’incarnant par une femme, Marie. A Bethléem il y a 2OOO ans, il n’y avait pas de place dans l’hôtellerie pour cette mère et son enfant. Il se trouva une étable pour que Marie puisse nous faire don de son amour pour Dieu, de l’amour de son Dieu. Ce fut le plus beau des enfants des hommes, comme l’est pour ses parents, chaque enfant qui naît. Jésus enfant qui allait racheter l’homme dont le cœur s’était endurci et lui rappeler jusqu’a la Croix et la Résurrection, à quel point Dieu l’aime toujours.

Encourageons de toutes nos forces ceux qui rentrent dans la vie à oser s’engager et croire à la fécondité de ce mystère qui nous dépassera toujours. Un cœur éclairé par l’intelligence peut découvrir lui-même ce don d’amour. C’est la source des problèmes de la jeunesse actuelle que de n’avoir plus personne à admirer, à estimer, à aimer et c’est par défaut qu’elle part vers les ersatz d’amour à consommer qu’on lui propose partout.

Seigneur, donnez la grâce à tous d’être ou de redevenir comme les enfants, toujours émerveillés devant l’enchantement de la vie. Donnez-nous à tout un cœur d’enfant simple, plein de foi et d’amour, ouvert à la grande aventure de la vie.

Je fais cette prière pour celles et ceux qui ne demandent qu’à aimer et qu’à être aimé ;

Que notre seule maladie soit l’amour!


Dominique Morin

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Rédigé par François

Publié dans #Lettres et entretiens : Dominique Morin

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Publié le 19 Août 2008


Chant grégorien - Salve Regina
envoyé par Chevalier_du_Christ

Salve Regina

 Salve, Regína, Máter misericórdiæ
 Víta, dulcédo, et spes nóstra, sálve.
 Ad te clamámus, éxules, fílii Hévæ.
 Ad te suspirámus, geméntes et flentes
 in hac lacrimárum válle.
 Eia ergo, Advocáta nóstra,
 íllos túos misericórdes óculos
 ad nos convérte.
 Et Jésum, benedíctum frúctum véntris túi,
 nóbis post hoc exsílium osténde.
 O clémens, O pía, O dúlcis Vírgo María.

 Salut, reine, mère de la miséricorde.
 Vie, douceur, espérance des hommes salut !
 Enfants d’Ève, nous crions vers toi dans notre exil.
 Vers toi, nous soupirons parmi les cris et les pleurs
 de cette vallée de larmes
 Ô toi, notre avocate,
 tourne vers nous
 ton regard plein de bonté.
 Et montre-nous Jésus le fruit béni de tes entrailles,
 à l’issue de cet exil.
 Ô clémente ! Ô bonne ! Ô douce Vierge Marie.

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Rédigé par François

Publié dans #Immaculée

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Publié le 6 Juillet 2008

« L'Eternel s'adressa à Moïse et lui dit:

 

J'ai entendu les plaintes des Israélites. Dis-leur donc: «Ce soir, avant qu'il fasse nuit, vous mangerez de la viande, et demain matin vous vous rassasierez de pain, et vous saurez que je suis l'Eternel votre Dieu.»

En effet, le soir même, des cailles vinrent s'abattre sur le campement qui en fut recouvert; et le lendemain matin, il y avait une couche de rosée tout autour du camp.

Lorsque cette rosée se fut dissipée, on aperçut par terre, sur le sol du désert, un mince dépôt granuleux, fin comme du givre, qui restait.

En voyant cela, les Israélites se demandèrent les uns aux autres:

  ---Qu'est-ce que c'est ? car ils ne savaient pas ce que c'était.

  Moïse leur dit:

  ---C'est le pain que l'Eternel vous donne à manger. »

Exode 16,11 :15

 

«Un vent envoyé par l'Éternel entraîna des cailles par-dessus la mer et les fit s'abattre autour du camp, sur un rayon d'une journée de marche. Elles recouvraient le sol jusqu'à un mètre de hauteur. Le peuple fut debout toute cette journée et toute la nuit, et encore tout le lendemain, pour ramasser les cailles. Personne n'en prit moins d'une tonne. Ils les étalèrent tout autour du camp »

Nombres 11.31-32

 

 

La caille est un oiseau migrateur comme l’hirondelle. Lorsqu’elle revient au printemps son retour est ressenti comme une bénédiction du Ciel.

Dans différents versets les cailles manifestent la providence divine : Les hébreux, lors de leur marche à travers le désert, virent tomber du ciel une nuée de cailles puis apparue la manne.

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Rédigé par François

Publié dans #Bestiaire

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Publié le 6 Juin 2008

Notre Dame de Tallé - Deir el Qamar, Liban


 

Vénérée à Deir-el-Qamar, ancienne capitale du Mont Uban, Notre-Dame- de- Ta1lé est de tous les sanctuaires maronites, celui dont on raconte le plus de merveilles: miracles accomplis dans toutes les communautés du Liban, chrétiennes et non chrétiennes. Notre couverture est la reproduction de l'éfigie de Notre Dame de Ta1lé (Notre Dame de la Colline). Cette peinture s'apparente à toutes les Vierges dites de saint Luc dont celle vénérée à Sainte-Marie-Majeure, à Rome.

Notre Dame en manteau bleu et robe rouge, debout, tient l'Enfant bien sage dans sa tunique rose; d'une main, Jésus presse un gros livre, de l'autre, il donne sa bénédiction avec deux doigts; sous les diadèmes de plumes d'or en éventail, les visages donnent l'impression d'une transfiguration. Le regard pénétrant de Notre Dame semble fixer chaque visiteur. 

 

Témoignage :

En début de semaine, lors de la coupure repas, je me promenais dans le quartier de la gare de paris-lyon à la recherche d'une église ou chapelle. J'ai alors découvert la très belle chapelle de l'agneau de Dieu (1 rue paul Henri grauwin) où j'ai pu assister avec quelques fidèles à une présentation par un prêtre du mystère de Marie selon le concile et bénéficier d'une image de Notre Dame de Tallé (Deir el Qamar, Liban) remise à chaque membre de l'assistance.

J'ai fort apprécié ce moment d'étude et de prière et en profite donc pour vous convier à vous rendre dans cette chapelle et par cet article souhaite partager avec vous cet échange avec l'intercession de Notre Dame de la Colline.


En udp.

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Rédigé par François

Publié dans #Immaculée

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Publié le 1 Juin 2008


Rencontre avec Dieu
envoyé par metanoia33


Pour moi, Dieu n'existait pas ! La religion c'était vachement mort, rangé dans les greniers, avec les grands mères ! Un jour, au lieu d'aller en Hollande fûmer des joints dans les coffe shops, je me suis retrouvée à Paray le Monial (...) Je me suis retrouvée à tomber à genoux devant ce qui n'était avant, pour moi, qu'un boût de pain... c'était plus un boût de pain, c'était mon Sauveur, mon Dieu, celui que j'aime et veux suivre toute ma vie !

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Rédigé par François

Publié dans #Chemin

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Publié le 21 Mai 2008

Rédigé par François

Publié dans #Union

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Publié le 10 Mai 2008


Hymne et séquence au Saint Esprit
envoyé par bernardgui



VIENS SAINT-ESPRIT, VIENS PAR TON VENT

Viens Saint-Esprit, viens par ton vent

Remplir le temple que je suis.

Oh viens, Saint-Esprit, souffle puissant,

Brise d'amour, courant de vie.

Souffle sur moi, souffle sur moi, souffle

Souffle sur moi, souffle sur moi, souffle

Souffle sur moi, souffle vent de Dieu.

 

2. Viens Saint-Esprit, viens par ta pluie

Mouiller la terre que je suis.

Oh viens, Saint-Esprit, flot impétueux,

Source d'amour, fleuve de vie.

Coule sur moi, Coule sur moi. ..coule,

Coule sur moi, Coule sur moi. ..coule,

Coule sur moi, coule, pluie de Dieu.

 

3. Viens Saint-Esprit, viens par  ton feu

Brûler l'offrande que je suis.

Oh viens, Saint-Esprit, feu dévorant,

Brasier d'amour, flamme de vie.

Embrase-moi, Embrase-moi,brûle,

Embrase-moi, Embrase-moi, brûle,

Embrase-moi, brûle, feu de Dieu.

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Rédigé par François

Publié dans #Prières et chants

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Publié le 9 Mai 2008


" Les époux ont beau vieillir ensemble dans un mariage heureux et voir s'éteindre les feux ardents de l'âge, l'amour fleurit toujours dans leur coeur"
Saint Augustin



Quelle folie s'exclament beaucoup. S'aimer "pour la vie" est en effet un pari énorme : pari sur l'avenir, sur la confiance en l'autre, en soi, pari aussi sur sa capacité à s'accepter différents.
Le mariage chrétien n'est pas un gage de réussite, cela se saurait. Mais il donne la certitude que, sur la route, Dieu est là, bien présent.


 

Je t'aimerai jusqu'au bout

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Rédigé par François

Publié dans #Union

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Publié le 3 Mai 2008

Rouge gorge en point compté réalisé par mon père André 

Il était déjà presque midi ; l’obscurité se fit dans tout le pays jusqu’à trois heures, car le soleil s’était caché. Le rideau du Temple se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. (Luc, chapitre 23, versets 44 à 46)




Le rouge-gorge est associé au Christ sur la croix par sa poitrine sur ensanglantée. Comme c'est l'un des premiers oiseaux à revenir lors du printemps, le rouge-gorge peut être reconnu comme apportant le renouveau.



 

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Rédigé par François

Publié dans #Bestiaire

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Publié le 2 Mai 2008

 

mésange bleue
« Il leur proposa une autre parabole, disant : Le royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde qu’un homme prit et sema dans son champ : lequel est, il est vrai, plus petit que toutes les semences ; mais quand il a pris sa croissance, il est plus grand que les herbes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent et demeurent dans ses branches » (Matt. 13:31-32).





mésange charbonnière
« Il disait aussi : Comment comparerons-nous le royaume de Dieu, ou par quelle parabole le représenterons-nous ? Il est semblable à un grain de moutarde, qui, lorsqu’il est semé sur la terre, est la plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre ; et après qu’il est semé, il monte et devient plus grand que toutes les herbes, et jette de grandes branches, de sorte que les oiseaux du ciel peuvent demeurer sous son ombre. Et par plusieurs paraboles de cette sorte, il leur annonçait la parole, selon qu’ils pouvaient l’entendre» (Marc. 4:30-33).





mésange nonette
« Et il disait : À quoi est semblable le royaume de Dieu, et à quoi le comparerai-je ? Il est semblable à un grain de moutarde qu’un homme prit et jeta dans son jardin ; et il crût et devint un grand arbre, et les oiseaux du ciel demeuraient dans ses branches.» (Luc. 13:18-19).











Les oiseaux ont par leur environnement céleste un rapport avec le Divin
. Dans ses paraboles, le Christ associe les oiseaux à la foule conviée à s'abriter sous l'arbre du Royaume des Cieux.

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Rédigé par François

Publié dans #Bestiaire

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